Pour les temps oubliés de la langue française (1): Le Passé Simple

Remarques: cet article ne sert qu'à la discussion rudimentaire linguistique de la grammaire française.

Cette dissertation se dévoue aux temps grammaticaux oubliés dans la langue française, une des langues les plus raisonnables du monde pour laquelle le manque de ces temps crée une désordre pareille.

Il y a toujours cinq temps d'écrire les actions du passé dans le monde indicatif de la langue française: deux temps simples (l'imparfait, et le passé simple), et trois composés (le passé composé, le plus-que-parfait, et le passé antérieur). Notablement, le passé simple et le passé antérieur ne s'emploient point dans la langue orale, et guère dans la langue écrite où on les utilise en général pour décrire une action déjà finie du passé. En revanche, le passé composé, qui partage quelques fonctions du passé simple, parcourt soit dans les communications quotidiennes, soit dans les discours académiques.

Cette sorte de différentiation de ces deux temps du passé est-elle raisonnable, d'une perspective historique et linguistique/logique? Peut-être que la vérité se révélera sous quelques exemples.

Voilà une phrase dans laquelle il s'agit d'une situation très familière:

J'allai à l'école, au contraire de l'expression plus courante

Je suis allée à l'école. (Ben, je suis un peu féministe . . . )

Selon les règles de la langue française moderne, il y a une nuance assez évidente entre ces deux phrases qui écrivent chacune une action terminée dans le passé. Cette différence se lie aux temps leurs-mêmes. La première phrase, où il utilise le passé simple, suggère que l'action d' "aller à l'école" était "très loin" de notre jour, e.g. dans l'histoire, tandis que la deuxième n'est que récentes, peut-être dans la veille.

Mais il y a une autre nuance, probablement oubliée très souvent: que le passé simple n'accepte aucun rapport avec la situation contemporaine, et donc se confine dans le passé lointain ou généralement historique. Par conséquent, il est facile de comprendre la raison pour laquelle on utilise actuellement, si jamais, le passé simple pour seulement les troisièmes personnes: "Napoléon fut l'Empereur de la France", ou Louis XVII mourut dans la prison pendant la révolution française", et cetera. De cette façon, la phrase là-dessus semble un peu bizarre, mais ici il n'est pas vraiment soulignée le problème de la personne verbale.

À l'égard de cette nuance, le passé composé apporte un lien fort avec le présent. Il décrit, comme toujours, une action qui se termine dans le passé mais reste significative pour l'actualité. Par suite, la phrase là-dessus raconte un mouvement vers l'école qui exerce une influence indispensable pour le récit, laquelle serait exposée par le contexte.

Il y a ainsi deux nuances remarquables entre le passé simple et le passé composé: une du temps, l'histoire lointaine contre le passé plus proche, et l'autre plutôt de l'aspect, dissociation de l'actualité contre l'association forte avec elle. Alors, la question est maintenant: laquelle serait la dominatrice, pour qu'elle soit claire la façon juste d'utiliser le passé simple ?

Il paraît plus satisfaisant d'évaluer que la nuance de l'aspect est plus importante. Tout d'abord, les temps différents peuvent toujours se distinguer par les façons lexiques. Par exemple: "Hier, j'allai à l'école", "J'ai déjà fini mes devoirs pour demain", "Un jour avant de sa mort, Marie Antoinette prit un dîner très simple"; dans tous ces cas, les lecteurs sauraient le temps ("hier", "maintenant", "un jour . . . ") sans faire aucune référence grammaticale au temps employé. Donc, il n'est pas nécessaire de leur redire si l'action décrite a lieu dans le passé lointain ou récent.

En suite, la nuance à l'égard de l'association avec l'actualité semble vraiment unique: il n'y a pas d'autres manière convenable de l'exprimer, et cela est l'essence d'une "nuance". D'ailleurs, cette nuance est quelquefois évidente même dans la langue moderne. Par exemple:

Mon grand-père naquit en 1928, et il mourut jeune en 1957, au contraire de:

Ma grand-mère est née en 1934, elle a 76 ans mais est en une très bonne santé.

Six ans, sont-ils un temps si long qu'ils obligent d'utiliser le passé simple dans la première phrase, et le passé composé dans la seconde? Absolument non. Il y a une différence très notable d'association avec le présent: la mort. Dans le contexte de la première phrase, la mort du grand-père en 1957 coupe toutes les relations de son naissance avec l'actualité, alors que dans celui de la seconde, la naissance de la grand-mère est essentielle pour son âge de "76 ans" et sa "très bonne santé".

Comme conclusion, même la langue moderne a préservé la nuance de l'aspect entre le passé simple et le passé composé, une nuance unique et plus importante pour le passé simple. Donc, pour se profiter de cette nuance de l'aspect, il faut toujours utiliser le passé simple chaque fois que l'on voudrait décrire une action du passé qui ait pas vraiment d'association avec l'actualité, en quelle époque qu'elle soit. Par exemple:

Hier, j'allai à l'école. Cette phrase décrit que l'action d' "aller à l'école" était dans la veille, et qu'elle avait pas de lien avec le jour contemporain. Par contraire,

Hier, je suis allée à l'école. Cette phrase-ci veut dire que l'action déjà terminée et complétée exerce une influence sur aujourd'hui: peut-être que l'on ne doit pas aller à l'école pour une autre fois, et cetera.

Cette façon "nouvelle", en fait plus traditionnelle d'utiliser le passé simple et le passé composé ne créerait pas vraiment des désordres dans la langue; en revanche, elle aurait amélioré l'emploie du temps dans la langue quotidienne et formelle. Il y aurait une distinction très claire entre le passé simple, le passé composé, et l'imparfait de l'indicatif: le passé simple pour les action finies et dissociées du présent, le passé composé pour les actions finies et associées au présent, et l'imparfait pour les descriptions sécantes.