Le Triolet de Voile: Réponse à Nicolas Sarkozy

Le voile, c'est de la liberté,

Écrit dans leur Texte sacré,

Des péchés et de l'indécence?

Le vioile, c'est de la liberté,

Faisant leurs cheuveux bien gardés,

Des yeux de ceux en "pénitence"?

Le voile, c'est de la liberté

Notre, de l'âme et de croyance.

–– 29 janvier 2010

Rondeau # 3: À XEL

Rondeau # 3

 

Tant de fois que j’en suis très près,

Regardant vers la mer si loin,

De vous toucher le cœur si frais

Que flocons blancs vêtants le pin.

 

Contre le ciel l’aigle se dresse,

De telle vue jusqu’à la fin.

Tant de fois que j’en suis très près,

Regardant vers la mer si loin.

 

Me manquez trop, ici, mon Frère,

Forêt de vies d’amour si pleine,

Fermiez les yeux, faut sur les mains

Qu’écrive en code un ouvert secret.

Tant de fois que j’en suis très près.

 

Zhuiqng Hu (Lester)

–– 17 janvier, 2010

Rondeau # 4: Chanson à Boire

Rondeau # 4

 

Buvez le tout, à vos santés!

Nous occupons plus de pagaille!

De quoi qu’à Dieu nous avons prié,

Deçà delà tout ferait failles!

 

Pour souffrir de l’amour suis né,

L’attendre avec chagrin de taille?

Buvez le tout, à vos santé!

Nous occupons plus de pagaille.

 

De quoi outre le sort croyez,

Coucher au lit ou sur la paille?

Que tous les hivers je me caille

Les autres parts quand vous trouvez!

Buvez le tout, à vos santé!

 

–– Zhuqing Hu (Lester)

23 janvier 2010


Un autre Rondeau-La Nuit

La Nuit (Rondeau # 2)

Telle nuit! Sombre et si tranquille,

Rien il y a qui chante avec toi.

C’est la lune, ce qui t’isole

De montagne et bois à la fois.

 

Nul compagnon, sauf les étoiles,

Muettes, auraient perdu les voix.

Telle nuit! Sombre et si tranquille,

Rien il y a qui chante avec toi.

 

Sans le vent qui ne le révèle,

Soit une pluie, peux-tu savoir,

Le temps passe matins et soirs,

S'approche la veine ou la tuile.

Telle nuit! Sombre et si tranquille!

Zhuqing Hu (Lester)

La nuit de 11 janvier, 2010

Pour l'Haïti: Ballade de l'Histoire de l'Haïti

Ballade de l’Histoire de l’Haïti

 

Le soleil, où es-tu caché,

Derrière la nuage en tremblant?

Pourquoi crains-tu, si réservé

De nous vêtir en nous brillant?

Les corps et cendres fumant, 

Nous te crions combien de soirs

Éternels, immortels, avant

Qu’il ne répète plus l’histoire?

 

La mer, avais-tu oublié

Toutes les nefs, qui enlevant

Ce peuple, du pays si aimé

Sous les mains des vampires aux champs?

Le ciel et les fleuves sanglants, 

La boucherie plus qu’une fois.

Arrête-toi, tous témoignant,

Qu’il ne répète plus l’histoire!

 

La terre, pourquoi détester

ces impuissants, ces innocents?

Telle haine t’a exhorté

Aux lubies contre les enfants?

Le méritent-ils, sont-ils méchants?

Absurdité, un pareil loi!

À nos genoux, en te priant

Qu’il ne répète plus l’histoire.

 

Prince, que le port se nommant,

Vous attendent le bon vouloir!

Pouvez assurez, franchement,

Qu’il ne répète plus l’histoire?

 

–– Zhuqing Hu (Lester),

14 janvier, 2010

Un Rondeau- Réponse à Charles d'Orléans

Hiver, ce n'est point un vilain.
Son vent regarde bêtes souffrir,
Sa neige écoute oiseaux gémir,
Mais pour un jour meilleur demian.

Montagnes, forêts, et fleuves,
Couvertes d'un blanc manteau chaud,
Éveillent bientôt de rêves,
Le printemps si vivant, si beau.

Donc, mon prince, prenez un vin!
Ne cédez plus à la douleur.
Dans la cellule et la froideur,
Chantant, boivant, nous parlons plein:
Hiver, ce n'est point un vilain.

9 janvier 2010